Tābĭfĭcābĭlĭs
La déflagration à traversée la brume pour s’étendre
Au fond de la vallée. Inerte, silencieux de nouveau
Le temps s’est figé, les bras ballants, reposée et froide.
Je suis restée, lasse, sans espoir, à t’attendre
Pour recommencer peut-être, ma vie ab ovo
Statique, alanguie, résolue toujours et même roide.
La balle a du traverser de part et d’autre
Et s’arrêter bien plus loin, dans l’herbe humide
Et tout, oui alors tout semble avoir pris la pause.
Je fais bien comme je veux, cette vie n’est pas la votre
Mon tombeau se cachera à l’ombre de la pyramide
Et vous seul, le saurez-vous ?, en êtes la ridicule cause.
Je ne suis pas sure, je crois, je crois n’avoir pas crié
Je n’avais pas peur de toute façon, je suis plus loin
Bien plus loin de ça, et tout reste noirci dans le néant
Et mes paumes, mes lèvres, mes doigts se sont fendillés
Mon âme est partie très vite, elle a tourné au coin
Me laissant ainsi, tel un immense abîme, néant !