Tābĭfĭcābĭlĭs

Publié le par Catherine Mairghread-Gerber

La déflagration à traversée la brume pour s’étendre

Au fond de la vallée. Inerte, silencieux de nouveau

Le temps s’est figé, les bras ballants, reposée et froide.
Je suis restée, lasse, sans espoir, à t’attendre

Pour recommencer peut-être, ma vie ab ovo

Statique, alanguie, résolue toujours et même roide.

La balle a du traverser de part et d’autre

Et s’arrêter bien plus loin, dans l’herbe humide

Et tout, oui alors tout semble avoir pris la pause.

Je fais bien comme je veux, cette vie n’est pas la votre

Mon tombeau se cachera à l’ombre de la pyramide

Et vous seul, le saurez-vous ?, en êtes la ridicule cause.

Je ne suis pas sure, je crois, je crois n’avoir pas crié

Je n’avais pas peur de toute façon, je suis plus loin

Bien plus loin de ça, et tout reste noirci dans le néant

Et mes paumes, mes lèvres, mes doigts se sont fendillés

Mon âme est partie très vite, elle a tourné au coin

Me laissant ainsi, tel un immense abîme, néant !

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Publié dans poèmes

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