Courbée

Publié le par Catherine Mairghread-Gerber

 

Alors les Ormes se sont avancés

précédant tous les leurs, ils sont

De ceux qui ouvre le chemin.
Et derrière, encore courbée,

Me voilà. Je vais là où ils vont

Dans ma main, leurs mains.

 

Les Aigles majestueux ont survolé

La rivière qui serpentait joyeuse

Nul cri n'a répondu au mien.

Et derrière, encore, toujours courbée

Je m'assoie. Je suis la rêveuse

Nul n'emprunte mon chemin.

 

Je suis là, inerte, vivante,

Le sang coule dans mes veines

Enfin.

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Publié dans poèmes

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